Une douleur au genou pendant un footing peut vite inquiéter. Faut-il arrêter complètement, changer de chaussures ou continuer en attendant que cela passe ?
La bonne réponse dépend de l’origine de la douleur et de son évolution. Certaines situations nécessitent un avis médical rapide. D’autres permettent de conserver une activité, à condition d’adapter temporairement l’entraînement.
Comprendre la douleur avant de modifier son entraînement
Une douleur autour ou derrière la rotule, ressentie en courant, dans les escaliers ou pendant les squats, peut évoquer une douleur fémoropatellaire. Ce tableau est fréquent chez les sportifs, mais il ne résume pas toutes les douleurs du genou : un examen permet de préciser la situation [1].
L’endroit où vous avez mal ne suffit donc pas à établir un diagnostic. Les circonstances d’apparition, un éventuel traumatisme, la présence d’un gonflement et les mouvements qui déclenchent la gêne sont également importants.
Faut-il forcément arrêter la course ?
L’arrêt complet n’est pas systématique. Dans certaines douleurs fémoropatellaires, une adaptation de la course peut faire partie de la prise en charge. Un essai mené auprès de 69 coureurs souligne notamment l’intérêt de l’éducation et de la gestion de l’entraînement. Cela ne signifie pas que toutes les douleurs permettent de continuer à courir [2].
Selon le bilan et la réaction du genou, plusieurs adaptations peuvent être envisagées :
- raccourcir temporairement les sorties ;
- diminuer l’allure ;
- limiter les descentes si elles déclenchent la douleur ;
- alterner marche et course ;
- remplacer certaines séances par une activité mieux tolérée.
Ces ajustements doivent rester individualisés. Une douleur qui augmente au fil de la sortie, modifie la foulée ou s’accompagne d’un gonflement justifie de suspendre la séance et de faire évaluer le genou.
Le renforcement a-t-il un intérêt ?
Pour les douleurs fémoropatellaires, les recommandations placent les exercices ciblant le genou, associés à une bonne compréhension du problème, au centre du traitement. Un travail des muscles de la hanche peut également être proposé selon les besoins [1].
Les exercices, leur difficulté et leur progression dépendent de votre situation. L’objectif est de retrouver progressivement les capacités nécessaires à votre pratique, plutôt que de suivre une routine identique pour tous.
Quel intérêt de consulter un ostéopathe pour une douleur au genou ?
La consultation commence par un bilan pour comprendre votre douleur dans le contexte de votre pratique sportive. Depuis quand est-elle présente ? Avez-vous augmenté vos distances ou votre intensité ? Quels mouvements sont difficiles et comment le genou réagit-il après l’effort ?
L’examen évalue les mouvements, la tolérance aux contraintes et, lorsque cela est pertinent, la mobilité du genou, de la hanche et de la cheville. L’objectif est d’identifier les éléments utiles à la prise en charge et de repérer les situations nécessitant un avis médical ou une rééducation avec un kinésithérapeute.
La thérapie manuelle : un appui pour retrouver du mouvement
Lorsque la douleur limite les mouvements ou freine les exercices, la thérapie manuelle peut être envisagée pour essayer de moduler le symptôme douloureux et améliorer le confort. Si un soulagement est obtenu, il peut rendre certains mouvements et exercices plus accessibles, et ainsi faciliter l’engagement dans une démarche active.
Dans les douleurs fémoropatellaires, les recommandations proposent notamment d’envisager la thérapie manuelle en complément lorsque les symptômes ou la peur du mouvement gênent la rééducation. Ses effets restent variables : les données sont plus favorables sur la fonction à court terme que sur une diminution certaine de la douleur [1].
Ce bénéfice éventuel doit servir un objectif concret : mieux tolérer un exercice, retrouver de l’aisance dans un mouvement ou accompagner une reprise progressive de l’activité. L’évolution est réévaluée pour vérifier que l’approche vous apporte une aide réelle.
Associer soulagement et progression
L’accompagnement ostéopathique s’intègre donc à une prise en charge associant compréhension de la douleur, adaptation de l’entraînement et exercices progressifs. Dans les douleurs fémoropatellaires, l’éducation et les exercices restent les interventions principales recommandées [1].
Le soulagement en séance ne signifie pas que le genou est immédiatement prêt à retrouver toutes les contraintes du sport. La reprise se construit progressivement, selon vos capacités et la réaction de vos symptômes, en coordination avec votre médecin ou votre kinésithérapeute lorsque cela est nécessaire.
Quand demander un avis médical rapidement ?
Consultez rapidement si votre genou devient très douloureux, gonfle fortement, se déforme ou ne vous permet plus de prendre appui. Un genou rouge et chaud associé à de la fièvre nécessite également une évaluation urgente [3,4].
Un accompagnement adapté à votre pratique à Aubagne
Vous présentez une douleur au genou pendant vos sorties ? Au cabinet à Aubagne, nous pouvons faire le point sur vos symptômes, vos objectifs et la place éventuelle d’un accompagnement ostéopathique, en coordination avec les autres professionnels de santé.
L’objectif : vous aider à prendre des décisions adaptées pour votre pratique sportive, sans banaliser la douleur ni imposer un arrêt systématique.
Prendre rendez-vous avec Antoine Torchio, ostéopathe à Aubagne
Découvrez également la prise en charge du sportif au cabinet.
Sources scientifiques et informations complémentaires
- Neal BS, Lack SD, Bartholomew C, Morrissey D. Best practice guide for patellofemoral pain based on synthesis of a systematic review, the patient voice and expert clinical reasoning. British Journal of Sports Medicine, 2024. Lire sur PubMed.
- Esculier JF et al. Is combining gait retraining or an exercise programme with education better than education alone in treating runners with patellofemoral pain? A randomised clinical trial. British Journal of Sports Medicine, 2018. Lire sur PubMed.
- NHS. Knee pain. Consulter la fiche.
- NHS. Joint pain. Consulter la fiche.

